Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 17:46

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Congrès extraordinaire du Nouveau Centre

du 25 février 2012

UN COMBAT INDISPENSABLE

POUR L’AVENIR

MOTION

 

déposée par

Hervé MORIN,

Président du Nouveau Centre

N

 

ous avons voulu très majoritairement que notre formation politique soit représentée lors de l’élection présidentielle.

Cette volonté a été l’aboutissement d’une démarche partagée, que nous savions difficile mais nécessaire pour l’avenir de notre formation politique, le Nouveau Centre, et de notre famille de pensée.

Cette aspiration commune d’avoir un candidat à l’élection présidentielle pour porter le projet élaboré pendant plusieurs mois au sein de nos fédérations s’est exprimée dans les décisions des instances de notre parti - conseil national de Vincennes du 22 janvier 2011 et conseil national de Versailles du 7 mai 2011.

Notre démarche s’est aussi inscrite dans notre volonté permanente de rassembler l'ensemble de la famille du centre et du centre droit dispersée depuis 2007.

 

Alors que le président du parti radical Jean-Louis Borloo décidait de ne pas se présenter à l’élection présidentielle, seule ma candidature permettait de porter cette ambition renouvelée régulièrement au sein de nos instances et devant nos militants.

Placé devant mes responsabilités de Président de notre mouvement, j'ai pris la décision de me présenter à l'élection présidentielle, le 27 novembre 2011, entouré et soutenu par la majorité des parlementaires de notre parti ainsi que par l’immense majorité des présidents et délégués départementaux de notre formation. J’ai pu également constater, au cours de mes nombreux déplacements, combien les militants souhaitaient une candidature du Nouveau Centre à l’élection présidentielle.

Je savais, et nous savions, que notre démarche était difficile. Chacun de nous en avait bien conscience.

Nous savions que la logique de bipolarisation engendrée par le mode de scrutin de l’élection présidentielle, amplifiée par un système médiatique inéquitable représentant un véritable Yalta électoral, constituerait un obstacle majeur pour une formation n’ayant que quatre ans d’existence et souffrant encore d’un déficit d’identification dans l’opinion.

Nous savions aussi que la crise économique et sociale sans précédent n’ouvrait que peu d’espace pour l’expression d’un discours de vérité, d’humanisme et de modération ; nous savions que l’expression d’un message qui ne cède pas aux sirènes de la démagogie et du populisme serait moins mobilisateur et moins audible. Cela est d’autant plus vrai que les Français, inquiets, se tournent logiquement vers des candidatures habituelles, issues des grandes formations politiques.

Nous savions qu’il serait difficile d’expliquer aux Français ce qui nous différenciait de nos alliés faute sans doute d’actes politiques fondateurs et identifiants, posés en amont de la campagne présidentielle.

Nous savions enfin que de nombreux obstacles se dresseraient sur notre route, et en particulier des obstacles internes qui nous empêcheraient de bénéficier de la force de l'unité et, surtout, de jouer collectif. Les attaques internes permanentes nous ont fragilisés dans l'opinion publique. Mais, au final, quelles que soient les difficultés qui se présentaient devant ma candidature, j'ai estimé qu'il était de mon devoir de Président du Nouveau Centre de mener ce combat.

Tous, nous avions envie que l’élection présidentielle ne soit pas confisquée par quelques- uns, que le débat démocratique puisse avoir réellement lieu, que des visages nouveaux et des idées nouvelles puissent incarner ce nouveau siècle.

Et surtout, nous avions envie de porter nous-même nos valeurs, nos idées, notre projet.

Pendant trois mois, j'ai fait campagne en y apportant toute ma détermination et mon énergie aidé en cela par l'engagement de très nombreux militants et sympathisants que je tiens aujourd'hui à remercier du fond du coeur.

Notre combat a été utile

 

. Il a permis d’affirmer l’existence du Nouveau Centre, d’en porter le projet et de prendre date pour les échéances et les débats à venir. Les sondages électoraux sont une réalité incontestable mais ils ne traduisent pas les échanges toujours fructueux avec les milliers de personnes rencontrées et les millions d’auditeurs ou de téléspectateurs qui, grâce à cette campagne, ont pu mieux connaître notre parti, ses valeurs, ses élus et son président. Imaginons seulement un seul instant ce que nous représenterions chez les Français si nous n’avions pas eu le courage de nous engager dans ce combat. Nous n’existerions plus.

Ces trois mois de campagne ont constitué un formidable investissement pour le futur de notre formation. Plusieurs de nos idées ont fini par s’imposer dans le débat – la règle d’or, la TVA emploi, l’accroissement du temps de travail –même si leur paternité nous en aura rarement été reconnue. Au total, nous avons gagné en notoriété et en reconnaissance, et nous savons que ce capital se traduira demain en succès électoraux. Cette campagne nous a aussi permis de valider une stratégie politique. Plus que jamais nous sommes convaincus que le seul chemin qui peut conduire notre famille politique du centre et du centre droit aux responsabilités majeures de la France passe par sa présence dans la compétition présidentielle tout en affirmant clairement sa stratégie d'alliance dès avant le premier tour.

A la triple tentative, à ce jour infructueuse, de François Bayrou de construire une offre politique

fondée sur la négation du clivage entre la gauche et la droite, nous préférons la stratégie victorieuse et transparente de Valéry Giscard d'Estaing en 1974, à la suite d'une primaire de fait opposant le candidat de la droite et celui du centre droit. Aujourd’hui, la bipolarisation des intentions de vote utile autour des candidats issus des deux plus grands partis et l’attrait de beaucoup de Français pour le discours des candidats populistes et antisystème ne permettent pas à ma candidature de disposer d’un espace politique suffisant pour promouvoir nos idées et obtenir les 500 promesses de signatures nécessaires. Moins de 300 parrainages me sont parvenus à une quinzaine de jours de la date limite de dépôt des signatures.

J'en prends acte et je le regrette mais il est de mon devoir de regarder aussi la réalité en face. Je n’ai pas réussi à créer autour de ma candidature la dynamique indispensable dans une élection présidentielle.

C’est à partir de ce constat que j'ai pris la décision personnelle, en mon âme et conscience, de retirer ma candidature.

 

J'ai rendu publique cette décision il y a quelques jours. Sans renoncer à promouvoir notre projet, le temps est donc maintenant venu de choisir le candidat qui portera le mieux nos convictions et nos idées dans cette campagne. Mon choix est clair. Notre parti est au centre et nos alliances sont avec la droite républicaine, historiquement et philosophiquement. Ma conviction, c’est que la France est capable de relever les défis du monde nouveau si elle accepte des idées nouvelles qui font appel au courage des Français. C’est pourquoi je n’adhère ni à l’ambigüité de François Bayrou, ni à l’archaïsme de François Hollande.

Dans ces conditions, j’apporte mon soutien à Nicolas Sarkzoy.

 

J’avais d’ailleurs indiqué que j’aurais appelé à voter pour lui au second tour. C’est donc un choix de cohérence.

Pour autant, ce soutien n’est pas un blanc-seing.

J’attends de Nicolas Sarkozy qu’il entende le message des Français attachés à la justice, au dialogue social et à l’ouverture au monde et qu’il s’oppose aux stigmatisations qui blessent inutilement.

J’attends de Nicolas Sarkozy qu’il tienne compte dans sa campagne des valeurs que nous portons

 

pour que l’électorat modéré et ouvert que nous représentons puisse se reconnaître. Notre humanisme, nous le porterons comme je défendrai encore que la diversité de la société française est une chance et il nous appartiendra de dénoncer tous les discours qui attisent les tensions, les haines et les peurs dans la société française.

J’attends de Nicolas Sarkozy qu’il tire les conséquences des erreurs de son quinquennat.

Depuis 2007 le Nouveau Centre a défendu, bien avant la crise, le plafonnement des niches fiscales pour réduire les dépenses et redresser les comptes publics, l’inscription de la règle d'or dans la Constitution, la suppression du bouclier fiscal ou encore la création de la TVA emploi pour améliorer la compétitivité de nos entreprises. Nous n’avons pas été suffisamment entendus.

J’attends enfin une nouvelle pratique du pouvoir

 

car la concentration naturelle des pouvoirs sous la Vème République, cumulée à la domination sans partage d'un seul parti, n'est pas le meilleur moyen d'aboutir à la réforme la plus juste. Ouvrir le gouvernement à quelques personnalités ne suffit pas. Il faut une majorité équilibrée sur ses deux pieds. Il faut des formations politiques réellement indépendantes, qui construisent une majorité.

C’est pourquoi je souhaite l’instauration d’une part de proportionnelle aux élections législatives.

Au sein de la coalition que j’appelle de mes voeux, nous serons les gardiens toujours vigilants de nos valeurs de justice sociale, de diversité, d’ouverture aux idées nouvelles mais également d’un exercice du pouvoir plus équilibré et plus sobre tant dans le comportement que dans la dépense. Le train de vie de l’Etat doit être réduit comme symbole d’un effort partagé.

Je demande à Nicolas Sarkozy de prendre en compte, dans l’élaboration d’un contrat majoritaire, les orientations politiques du projet centriste que nous avons construit ensemble au cours des derniers mois.

 

Le retour à l’équilibre budgétaire, la marche vers une Europe fédérale, la lutte contre les inégalités, une meilleure prise en compte des classes moyennes et le soutien aux entrepreneurs constituent le socle de nos propositions. Nous défendons la stabilité juridique et fiscale car les Français n’en peuvent plus de cette insécurité permanente qui leur complique la vie et qui les empêche de pouvoir porter un projet ou d’investir avec un minimum de sécurité. Il faut s’engager à ce qu’une règle modifiée durant le quinquennat ne le soit plus jusqu’à la fin de la législature.

Nous voulons plus que jamais réunir la famille centriste autour de nos valeurs

 

, être un parti de propositions innovantes au service des Français. Nous voulons pouvoir nous appuyer, pour les cinq années à venir, sur l’existence de groupes parlementaires indépendants, capables de peser réellement dans la majorité.

C’est la reconstruction de notre famille politique que nous avons engagée ensemble en 2007 qui se poursuit aujourd’hui pour être plus forts lors des grands combats politiques futurs et pour qu’à l’avenir, la majorité politique du pays rejoigne enfin sa majorité sociologique.

 

Et nous serons d’autant plus forts que nous saurons préserver l’unité de notre parti dans le respect de la diversité des expressions de chacun.

***

Par Philippe Rousseau
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 17:46

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Congrès extraordinaire du Nouveau Centre

du 25 février 2012

UN COMBAT INDISPENSABLE

POUR L’AVENIR

MOTION

 

déposée par

Hervé MORIN,

Président du Nouveau Centre

N

 

ous avons voulu très majoritairement que notre formation politique soit représentée lors de l’élection présidentielle.

Cette volonté a été l’aboutissement d’une démarche partagée, que nous savions difficile mais nécessaire pour l’avenir de notre formation politique, le Nouveau Centre, et de notre famille de pensée.

Cette aspiration commune d’avoir un candidat à l’élection présidentielle pour porter le projet élaboré pendant plusieurs mois au sein de nos fédérations s’est exprimée dans les décisions des instances de notre parti - conseil national de Vincennes du 22 janvier 2011 et conseil national de Versailles du 7 mai 2011.

Notre démarche s’est aussi inscrite dans notre volonté permanente de rassembler l'ensemble de la famille du centre et du centre droit dispersée depuis 2007.

 

Alors que le président du parti radical Jean-Louis Borloo décidait de ne pas se présenter à l’élection présidentielle, seule ma candidature permettait de porter cette ambition renouvelée régulièrement au sein de nos instances et devant nos militants.

Placé devant mes responsabilités de Président de notre mouvement, j'ai pris la décision de me présenter à l'élection présidentielle, le 27 novembre 2011, entouré et soutenu par la majorité des parlementaires de notre parti ainsi que par l’immense majorité des présidents et délégués départementaux de notre formation. J’ai pu également constater, au cours de mes nombreux déplacements, combien les militants souhaitaient une candidature du Nouveau Centre à l’élection présidentielle.

Je savais, et nous savions, que notre démarche était difficile. Chacun de nous en avait bien conscience.

Nous savions que la logique de bipolarisation engendrée par le mode de scrutin de l’élection présidentielle, amplifiée par un système médiatique inéquitable représentant un véritable Yalta électoral, constituerait un obstacle majeur pour une formation n’ayant que quatre ans d’existence et souffrant encore d’un déficit d’identification dans l’opinion.

Nous savions aussi que la crise économique et sociale sans précédent n’ouvrait que peu d’espace pour l’expression d’un discours de vérité, d’humanisme et de modération ; nous savions que l’expression d’un message qui ne cède pas aux sirènes de la démagogie et du populisme serait moins mobilisateur et moins audible. Cela est d’autant plus vrai que les Français, inquiets, se tournent logiquement vers des candidatures habituelles, issues des grandes formations politiques.

Nous savions qu’il serait difficile d’expliquer aux Français ce qui nous différenciait de nos alliés faute sans doute d’actes politiques fondateurs et identifiants, posés en amont de la campagne présidentielle.

Nous savions enfin que de nombreux obstacles se dresseraient sur notre route, et en particulier des obstacles internes qui nous empêcheraient de bénéficier de la force de l'unité et, surtout, de jouer collectif. Les attaques internes permanentes nous ont fragilisés dans l'opinion publique. Mais, au final, quelles que soient les difficultés qui se présentaient devant ma candidature, j'ai estimé qu'il était de mon devoir de Président du Nouveau Centre de mener ce combat.

Tous, nous avions envie que l’élection présidentielle ne soit pas confisquée par quelques- uns, que le débat démocratique puisse avoir réellement lieu, que des visages nouveaux et des idées nouvelles puissent incarner ce nouveau siècle.

Et surtout, nous avions envie de porter nous-même nos valeurs, nos idées, notre projet.

Pendant trois mois, j'ai fait campagne en y apportant toute ma détermination et mon énergie aidé en cela par l'engagement de très nombreux militants et sympathisants que je tiens aujourd'hui à remercier du fond du coeur.

Notre combat a été utile

 

. Il a permis d’affirmer l’existence du Nouveau Centre, d’en porter le projet et de prendre date pour les échéances et les débats à venir. Les sondages électoraux sont une réalité incontestable mais ils ne traduisent pas les échanges toujours fructueux avec les milliers de personnes rencontrées et les millions d’auditeurs ou de téléspectateurs qui, grâce à cette campagne, ont pu mieux connaître notre parti, ses valeurs, ses élus et son président. Imaginons seulement un seul instant ce que nous représenterions chez les Français si nous n’avions pas eu le courage de nous engager dans ce combat. Nous n’existerions plus.

Ces trois mois de campagne ont constitué un formidable investissement pour le futur de notre formation. Plusieurs de nos idées ont fini par s’imposer dans le débat – la règle d’or, la TVA emploi, l’accroissement du temps de travail –même si leur paternité nous en aura rarement été reconnue. Au total, nous avons gagné en notoriété et en reconnaissance, et nous savons que ce capital se traduira demain en succès électoraux. Cette campagne nous a aussi permis de valider une stratégie politique. Plus que jamais nous sommes convaincus que le seul chemin qui peut conduire notre famille politique du centre et du centre droit aux responsabilités majeures de la France passe par sa présence dans la compétition présidentielle tout en affirmant clairement sa stratégie d'alliance dès avant le premier tour.

A la triple tentative, à ce jour infructueuse, de François Bayrou de construire une offre politique

fondée sur la négation du clivage entre la gauche et la droite, nous préférons la stratégie victorieuse et transparente de Valéry Giscard d'Estaing en 1974, à la suite d'une primaire de fait opposant le candidat de la droite et celui du centre droit. Aujourd’hui, la bipolarisation des intentions de vote utile autour des candidats issus des deux plus grands partis et l’attrait de beaucoup de Français pour le discours des candidats populistes et antisystème ne permettent pas à ma candidature de disposer d’un espace politique suffisant pour promouvoir nos idées et obtenir les 500 promesses de signatures nécessaires. Moins de 300 parrainages me sont parvenus à une quinzaine de jours de la date limite de dépôt des signatures.

J'en prends acte et je le regrette mais il est de mon devoir de regarder aussi la réalité en face. Je n’ai pas réussi à créer autour de ma candidature la dynamique indispensable dans une élection présidentielle.

C’est à partir de ce constat que j'ai pris la décision personnelle, en mon âme et conscience, de retirer ma candidature.

 

J'ai rendu publique cette décision il y a quelques jours. Sans renoncer à promouvoir notre projet, le temps est donc maintenant venu de choisir le candidat qui portera le mieux nos convictions et nos idées dans cette campagne. Mon choix est clair. Notre parti est au centre et nos alliances sont avec la droite républicaine, historiquement et philosophiquement. Ma conviction, c’est que la France est capable de relever les défis du monde nouveau si elle accepte des idées nouvelles qui font appel au courage des Français. C’est pourquoi je n’adhère ni à l’ambigüité de François Bayrou, ni à l’archaïsme de François Hollande.

Dans ces conditions, j’apporte mon soutien à Nicolas Sarkzoy.

 

J’avais d’ailleurs indiqué que j’aurais appelé à voter pour lui au second tour. C’est donc un choix de cohérence.

Pour autant, ce soutien n’est pas un blanc-seing.

J’attends de Nicolas Sarkozy qu’il entende le message des Français attachés à la justice, au dialogue social et à l’ouverture au monde et qu’il s’oppose aux stigmatisations qui blessent inutilement.

J’attends de Nicolas Sarkozy qu’il tienne compte dans sa campagne des valeurs que nous portons

 

pour que l’électorat modéré et ouvert que nous représentons puisse se reconnaître. Notre humanisme, nous le porterons comme je défendrai encore que la diversité de la société française est une chance et il nous appartiendra de dénoncer tous les discours qui attisent les tensions, les haines et les peurs dans la société française.

J’attends de Nicolas Sarkozy qu’il tire les conséquences des erreurs de son quinquennat.

Depuis 2007 le Nouveau Centre a défendu, bien avant la crise, le plafonnement des niches fiscales pour réduire les dépenses et redresser les comptes publics, l’inscription de la règle d'or dans la Constitution, la suppression du bouclier fiscal ou encore la création de la TVA emploi pour améliorer la compétitivité de nos entreprises. Nous n’avons pas été suffisamment entendus.

J’attends enfin une nouvelle pratique du pouvoir

 

car la concentration naturelle des pouvoirs sous la Vème République, cumulée à la domination sans partage d'un seul parti, n'est pas le meilleur moyen d'aboutir à la réforme la plus juste. Ouvrir le gouvernement à quelques personnalités ne suffit pas. Il faut une majorité équilibrée sur ses deux pieds. Il faut des formations politiques réellement indépendantes, qui construisent une majorité.

C’est pourquoi je souhaite l’instauration d’une part de proportionnelle aux élections législatives.

Au sein de la coalition que j’appelle de mes voeux, nous serons les gardiens toujours vigilants de nos valeurs de justice sociale, de diversité, d’ouverture aux idées nouvelles mais également d’un exercice du pouvoir plus équilibré et plus sobre tant dans le comportement que dans la dépense. Le train de vie de l’Etat doit être réduit comme symbole d’un effort partagé.

Je demande à Nicolas Sarkozy de prendre en compte, dans l’élaboration d’un contrat majoritaire, les orientations politiques du projet centriste que nous avons construit ensemble au cours des derniers mois.

 

Le retour à l’équilibre budgétaire, la marche vers une Europe fédérale, la lutte contre les inégalités, une meilleure prise en compte des classes moyennes et le soutien aux entrepreneurs constituent le socle de nos propositions. Nous défendons la stabilité juridique et fiscale car les Français n’en peuvent plus de cette insécurité permanente qui leur complique la vie et qui les empêche de pouvoir porter un projet ou d’investir avec un minimum de sécurité. Il faut s’engager à ce qu’une règle modifiée durant le quinquennat ne le soit plus jusqu’à la fin de la législature.

Nous voulons plus que jamais réunir la famille centriste autour de nos valeurs

 

, être un parti de propositions innovantes au service des Français. Nous voulons pouvoir nous appuyer, pour les cinq années à venir, sur l’existence de groupes parlementaires indépendants, capables de peser réellement dans la majorité.

C’est la reconstruction de notre famille politique que nous avons engagée ensemble en 2007 qui se poursuit aujourd’hui pour être plus forts lors des grands combats politiques futurs et pour qu’à l’avenir, la majorité politique du pays rejoigne enfin sa majorité sociologique.

 

Et nous serons d’autant plus forts que nous saurons préserver l’unité de notre parti dans le respect de la diversité des expressions de chacun.

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Par Philippe Rousseau
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 17:44

Appel à l’unité du Nouveau Centre,

pierre angulaire de la reconstruction d’un centre fort

 

Hervé MORIN vient d’annoncer le retrait de sa candidature à l’élection présidentielle et appelle à soutenir dès le premier tour Nicolas Sarkozy. Je veux saluer ici sa démarche.

Hervé, qui est mon ami, a tenu à faire entendre nos idées et nos valeurs centristes. Dans une démarche qu’il souhaitait collective, faisant face à de nombreux vents contraires, il est allé à la rencontre des Français pour défendre des idées nouvelles. Aujourd’hui, avec sagesse, il appelle au rassemblement derrière le Président de la République. Je m’en réjouis personnellement car j’ai toujours dit qu’Hervé MORIN et Nicolas SARKOZY trouveraient un terrain d’entente pour faire gagner la majorité présidentielle.

Je pense ce matin aux militants du Nouveau Centre, qui espéraient que notre parti politique puisse être représenté au premier tour de l’élection présidentielle. Nous avons rendez-vous le 25 février prochain dans le cadre d’un Congrès pour déterminer la ligne politique de notre parti pour les échéances à venir. Le message que je veux porter lors de ce Congrès, c’est celui de l’unité nécessaire du Nouveau Centre, pivot de la reconstruction avec les centristes qui se reconnaissent dans la majorité présidentielle, autour duquel nous reconstruirons un centre fort, capable de peser plus encore dans l’avenir.

Face à la crise économique et sociale historique que nous traversons, devant l’émergence d’un monde nouveau qui voit naître des puissances nouvelles, notre devoir est de soutenir aujourd’hui celui qui voit et comprend ce monde nouveau, et qui est capable de mener la transformation nécessaire du pays, pour protéger les Français.

Nous devons nous engager avec enthousiasme et volonté dans la campagne présidentielle, en faisant entendre haut et fort nos valeurs humanistes, libérales et sociales, décentralisatrices et européennes, pour faire gagner ensemble la majorité présidentielle.

Yvan LACHAUD
Président du Groupe Nouveau Centre
à l’Assemblée nationale

 

Contact presse :

Alexandre Fontana

Responsable presse et communication

Groupe Nouveau Centre de l’Assemblée nationale

Par Philippe Rousseau
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 17:42

Lettre d’Hervé MORIN
aux militants et aux sympathisants du Nouveau Centre

 

Paris, le 16 février 2012



Chers amis,


J’ai décidé de retirer ma candidature à l’élection présidentielle. A cet instant, je pense d’abord aux milliers d’entre vous qui avez souhaité cette candidature et qui l’avez, dés l’origine, soutenue de toutes vos forces.


Je sais votre déception. Elle est à la hauteur des espérances qui étaient les nôtres et de l’enthousiasme que vous m’avez témoigné pendant ces trois mois de campagne  lors de chacun de mes déplacements.


Cette décision est sage, je le crois. Je n’ai pas réussi à créer une dynamique électorale suffisante et j’en assume totalement la responsabilité. Je n’ai pas l’habitude de m’abriter derrière de fausses raisons ou de faux ennemis. 
 

Quand j’ai pris la décision d’être candidat en novembre dernier, je savais les difficultés qui se dresseraient devant moi. Jamais peut-être un contexte électoral n’a été aussi difficile pour les candidats, et en particulier pour ceux qui n’appartiennent pas aux deux principaux partis en compétition. Crise économique, explosion de la dette publique, peur du déclin collectif : tout concourt à laminer les nouvelles idées et les nouveaux candidats. D’autant que l’inégalité considérable de traitement médiatique entre les candidats rend difficile l’expression de son projet.


J’ai pensé, et je pense toujours, que nous ne pouvions pas demeurer absents de cette campagne. Congrès après congrès, conseil national après conseil national, motion après motion, vous aviez massivement exprimé le souhait d’une candidature centriste. Et c’est d’abord, cette volonté collective que j’ ai voulu porter en m’engageant dans ce combat. Nous avions longuement élaboré un projet –notre projet. Devions-nous le laisser en déshérence ou devions-nous essayer de le porter nous-mêmes ?
 

Plusieurs de nos idées ont fini par s’imposer dans le débat – la règle d’or, la TVA emploi, l’accroissement du temps de travail –  mais notre poids politique était trop faible pour en revendiquer la paternité auprès des Français. 
 

Cette campagne a-t-elle été inutile voire néfaste pour notre parti ? Je ne le crois pas et j’ai même la certitude contraire, mais c’est à vous d’en juger. Elle a permis d’affirmer l’existence de notre formation, d’en porter le projet et de prendre date pour les échéances et les débats à venir. Les sondages électoraux sont une réalité incontestable mais ils ne traduisent pas les milliers de personnes rencontrées et  les millions d’auditeurs ou de téléspectateurs qui grâce à cette campagne ont pu mieux connaître notre parti et ses élus. Les trois mois de campagne ont constitué un formidable investissement pour le futur de notre formation. Nous avons gagné en notoriété, en reconnaissance, et nous savons que ce capital se traduira demain en succès électoraux.


Le temps est donc maintenant venu de choisir  le candidat qui portera  le mieux nos convictions et notre projet.
 

Notre choix est clair. Notre parti est au centre et nos alliances sont à droite, historiquement et philosophiquement. Nous ne voulons ni de l’ambigüité de François Bayrou, ni de l’archaïsme du projet socialiste. Nous voulons que nos valeurs soient portées et respectées. C’est pourquoi j’apporterai mon soutien à Nicolas Sarkozy. J’avais d’ailleurs indiqué, lorsque j’étais candidat, que je lui aurais apporté mon soutien au second tour.


Le temps du dialogue avec nos partenaires doit donc maintenant succéder à celui de l’expression individuelle et aboutir à la coalition qui demain gouvernera notre pays. Nous devons proposer une coalition pour éviter les erreurs de l’exécutif, tempérer les excès d’une partie de l’UMP et, surtout, pour produire une dynamique politique au service de la croissance et de l’emploi.


Le projet que nous avons construit tous ensemble au cours des derniers mois sera notre référence au moment de s’engager dans l’élaboration de ce contrat majoritaire. Le retour à l’équilibre budgétaire, la marche vers une Europe fédérale, la justice sociale et la promotion des classes moyennes, le soutien à l’entreprise et aux entrepreneurs, la transformation de notre système éducatif constitueront le socle de nos propositions.


C’est la reconstruction de notre famille politique engagée en 2007 qui se poursuit aujourd’hui. Réunir la famille centriste autour de nos valeurs, être plus que jamais un parti de propositions innovantes au service des Français, disposer pour les cinq années à venir de groupes parlementaires capables de peser réellement dans la majorité. Nous  poursuivrons notre chemin sans craindre un nécessaire débat interne et au contraire en le développant.


Mes chers amis, sachez que mon enthousiasme et ma détermination sont intacts. Je continuerai à  me battre de toutes mes forces pour que notre parti poursuive sa croissance et pour qu’un jour notre pays puisse avoir à nouveau pour le diriger un président de la République issu de notre famille de centre-droit.

 


                                                                           Hervé MORIN

 

Par Philippe Rousseau
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 17:40

COMMUNIQUE DE PRESSE

de Philippe VIGIER,

Secrétaire Général du Nouveau Centre

Paris, le 16 février 2012

Retrait de la candidature d’Hervé MORIN :

Une décision courageuse au terme d’une campagne utile pour la France et pour le centre

Hervé MORIN a annoncé le retrait de sa candidature à l’élection présidentielle. Alors qu’il vient de

prendre une décision difficile, il peut compter sur le soutien de tous les parlementaires, élus locaux,

cadres du Nouveau Centre, militants, sympathisants et responsables des comités de soutien qui se

sont mobilisés sans relâche autour de sa candidature.

Le message politique qu’il a porté pendant ces trois mois de campagne était absolument nécessaire

pour faire entendre la voix des centristes attachés la perspective d’une Europe fédérale, au retour à

l’équilibre budgétaire, à la France active des PME et des entrepreneurs, à l’esprit d’entreprise, à la

défense des libertés individuelles et collectives, à la justice fiscale et sociale, à la valorisation de tous

nos territoires et à une meilleure prise en compte des classes moyennes.

Dans cette campagne présidentielle, marquée plus que toute autre par la bipolarisation dans une

période de crise économique et sociale sans précédent, Hervé MORIN n’a jamais cédé aux sirènes du

populisme et de la démagogie. Il a tenu un discours de responsabilité et de vérité démontrant des

qualités d’homme d’Etat sachant faire primer l’intérêt général et son ambition pour la France sur ses

ambitions personnelles.

Refusant tout à la fois l’ambiguïté de François BAYROU et l’archaïsme de François HOLLANDE, Hervé

MORIN a décidé d’apporter son soutien à Nicolas SARKOZY.

Ce soutien n’est pas un blanc-seing. Il doit s’accompagner de la prise en compte par Nicolas SARKOZY

d’un certain nombre d’engagements, de valeurs et d’idées neuves que nous avons portés dans la

campagne.

C’est dans esprit que nous pourrons bâtir les bases d’un rassemblement large permettant de dégager

la nouvelle majorité présidentielle dont le pays a besoin.

Contact Presse :

Milbox

Gaëlle JOB

Par Philippe Rousseau
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